Prix de poésie

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10 questions à Marie-Pierre Sirois, finaliste, Prix de poésie

Qui, parmi nos cinq finalistes, remportera le Prix de poésie Radio-Canada cette année ? En attendant le verdict du jury, faites connaissance avec cinq poètes et entrez dans leur univers. Aujourd'hui : Marie-Pierre Sirois, finaliste au Prix de poésie Radio-Canada pour « piscines ».

 

Marie-Pierre Sirois.JPG1. Parlez-nous un peu de vous... 
J'ai 39 ans, j'habite à Montréal et y enseigne la littérature au collégial (Collège de Maisonneuve). Ajoutons que je me nourris de lectures éclectiques, de gaspacho (surtout quand l'été insiste), de pâtes fraîches et de thé noir. Et quoi qu'il arrive, j'essaie de me garder du temps pour la course à pied, source de satisfaction hebdomadaire infinie, malgré mes modestes performances et mon inconstance.


2. D'habitude, vous écrivez quoi ?
J'écris peu. Une thèse de doctorat interrompue. Des exemples de dissertations critiques pour mes étudiants. Je fais des listes et je prends des notes - trop de notes.


3. Aviez-vous déjà participé aux Prix littéraires avant ?
Non


4. Que représentent ces poèmes pour vous ? Y a-t-il un vers/une ligne que vous trouvez particulièrement emblématique ? 
Ils représentent une façon de vivre autrement avec les mots du quotidien, car ce sont surtout ceux-là qui m'intéressent. Mes poèmes, puisqu'il faut les nommer ainsi, sont le fruit d'une disposition mentale qui laisse une place de choix à l'impertinence et au temps perdu - passer des heures à faire bouger un mot ou deux sur une page; remplacer un mot douteux par un autre mot douteux, un adverbe exagérément lourd, par exemple. Et m'en réjouir.


5. Pourquoi avez-vous choisi la forme poétique ? Était-ce une évidence ? 
J'essaie toujours d'écrire autre chose, mais à chaque fois mes phrases se mettent à souffrir de convulsions, se lézardent et se défont en quelques amas de mots agglutinés. J'accepte de mieux en mieux cette maladie de mon écriture. 


6. Quel est le plus grand défi que vous avez dû relever pour écrire ces poèmes ?
Le défi réside surtout dans le fait de les jeter dans l'espace public et d'avoir à tenir un propos sur eux. Ils appartiennent à un territoire de ma tête qui se refuse à tout commentaire.


7. Quand avez-vous su que vous vouliez devenir poète ? 
Ne s'applique pas.


8. Quel est votre poète canadien préféré ?
Saint-Denys-Garneau. 
Et parmi les vivants, j'aime les recueils de Philippe More, Maude Smith Gagnon et Louis-Jean Thibault, pour n'en nommer que trois.


9. Le dernier livre que vous avez lu ?
Mayonnaise de Éric Plamondon. En parallèle, Anne... la maison aux pignons verts, en relecture spontanée et joyeuse.


10. Votre prochaine lecture ?
Hongrie-Hollywood Express, parce que je compte lire toute la trilogie 1984 de E. Plamondon (quand sortira le troisième?). Aussi, me replonger dans les Lettres persanes, cet automne, pour voir si mon plaisir d'il y a presque 20 ans demeurera intact.

*
Née à Québec, Marie-Pierre Sirois vit à Montréal et y enseigne la littérature, au collégial. En 2010, elle a publié un recueil intitulé Résoudre ultérieurement aux éditions de l'Hexagone. 


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