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Petits morceaux de prose


À la Zone d'écriture, il y un moment déjà, nous avons approché dix écrivains aux univers hétéroclites et leur avons proposé un défi : écrire une très courte nouvelle qui aurait pour seule contrainte de mettre en scène et en mots une rencontre.

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De Maxime-Olivier Moutier à Monique Proulx, en passant par Perrine Leblanc, Rafaële Germain et Jean-François Caron, nos dix élus se sont attelés à l'écriture pas si facile d'une nouvelle-éclair de 600 mots. Nous aurons le bonheur de vous présenter le résultat au cours du mois d'août, car après tout, c'est l'été, il faut bien se faire plaisir. 

Que vous dégustiez ces petits morceaux de prose en hors d'œuvre tout en éclusant le rosé dans votre cour fleurie, que vous les lisiez dans votre bureau climatisé pour vous évader ou que vous en fassiez la lecture à voix haute à votre douce moitié pendant les interminables trajets en automobile, préparez-vous à de courtes immersions dans des mondes qui ont leurs couleurs propres et leur tonalité, à savourer dix textes qui, d'abord et avant tout, nous permettent de renouer avec le style et l'écriture d'auteurs d'ici qui ont accepté de faire un pas hors de leur zone de confort.

Il faut voir comment Suzanne Myre (Prix de la Nouvelle 2001), maîtresse incontestée du genre bref, se tire d'affaire avec l'habileté qui a fait sa renommée. On retrouve aussi la plume délicate de Jonathan Harnois, l'auteur de Je voudrais me déposer la tête et lauréat du Prix du récit 2008, qui a pondu cette phrase éblouissante au détour d'un paragraphe : « Un mort est un temple vers lequel on revient toujours pour écouter l'écho de soi-même. » À des années-lumières de là, Nicolas Langelier, tête pensante derrière Nouveau Projet et auteur de Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles met en scène des intello-hipsters qui parlent de révolution au moment où d'autres la font, dans les rues, en plein cœur du Printemps arabe. « Ce n'est pas Twitter qui va nous sauver », écrit-il. Stanley Péan nous fait entrer dans la bulle amoureuse de deux vieux amants, Jérémie Leduc-Leblanc, lauréat du Prix de la nouvelle (2e prix) en 2002 et 2009, met en scène un prédateur traquant sa proie, etc. 

Laissez-vous inspirer par leur verve et leur verbe... D'autant plus que, mine de rien, on ouvre la compétition pour le Prix de la nouvelle dans un mois (1er septembre)!

Très bel été à tous, 

Marie Hélène Poitras
Zone d'écriture
Éditrice


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