Prix de la nouvelle

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Rencontrez Martine Latulippe, finaliste au Prix de la nouvelle

Qui, parmi nos dix finalistes, remportera le Prix de la nouvelle Radio-Canada cette année ? En attendant le verdict du jury, faites connaissance avec dix auteurs qui ont su se démarquer. 

Auteure jeunesse, Martine Latulippe consacre tout son temps à l'écriture, à revue Alibis... et à ses deux filles. Sa nouvelle La maison blonde est finaliste au Prix de la nouvelle Radio-Canada cette année.


1. Parlez-nous un peu de vous... (votre âge, où vivez-vous, que faites-vous dans la vie, etc.)

J'ai 40 ans, j'ai grandi dans la région de Québec, où j'habite toujours (je réside maintenant plus précisément sur la Côte-de-Beaupré). J'ai la chance de faire un métier qui me passionne : je suis auteure de romans jeunesse (vous pouvez en apprendre plus sur mon parcours au www.martinelatulippe.net). J'adore voyager, j'adore écrire, j'adore les enfants (heureusement, puisque j'en ai moi-même deux, Mélina et Chloé, deux grandes filles de 9 et 12 ans!). J'ai commencé par publier quelques nouvelles (1er prix du Cercle d'écriture de l'Université Laval en 1996, premier prix du concours de la revue Stop en 1999) avant de me lancer dans l'écriture jeunesse, en 1999. Depuis, j'ai publié plus de trente romans jeune public. Toujours avec le même plaisir! 
 

2. D'habitude, vous écrivez quoi ?

J'ai publié quelques romans pour adolescents aux éditions Québec Amérique (À fleur de peau, Un lourd silence, etc.), mais j'écris principalement des romans pour les jeunes de 8 à 12 ans (série Marie-P chez FouLire, série Julie chez Québec Amérique, série Mouk le monstre chez FouLire, série Lorian Loubier chez Dominique et compagnie...). En 2009, j'ai publié un premier album pour les tout-petits (Ce qui arriva à Chloé et Mélina un jeudi après-midi, éditions La Bagnole) et j'ai tellement apprécié l'expérience que j'ai récidivé l'année suivante avec la suite des aventures de Chloé et Mélina et que j'ai deux autres albums du même genre en préparation! 


3. Aviez-vous déjà participé aux Prix littéraires avant ?

Oui, à quelques reprises déjà, mais c'est la première fois que mon texte est sélectionné. Yé!!!!


4. Résumez votre nouvelle en quelques lignes. C'est l'histoire de...

C'est l'histoire d'un adolescent qui a comme unique souhait d'être heureux, mais qui doit se débrouiller pour mettre de quoi manger sur la table familiale avec les ressources qu'il a. C'est l'histoire d'un coup de cœur de ce garçon pour une maison blonde, l'histoire d'une solitude trop grande, l'histoire surtout d'un cambriolage qui tourne mal. 


5. Pourquoi avez-vous décidé de raconter cette histoire ? Était-ce une évidence ? 

Étrangement, cette histoire, que je trouve d'une grande tristesse, est née d'un sentiment de bien-être... J'habite une vieille maison de plus de 170 ans, où le bois est à l'honneur. Un après-midi, je rentrais chez moi, et en ouvrant la porte, j'ai vu le soleil rebondir sur les planchers et les meubles de bois pâle et j'ai pensé que j'habitais une maison blonde, qui respirait le bonheur. Je l'habite depuis plus de huit ans déjà, mais c'est la première fois que je considérais ma demeure comme étant blonde. L'image m'est restée en tête et je l'ai jumelée avec un cambriolage qui avait eu lieu quand j'habitais chez mes parents (il y a déjà plus de vingt ans!), où le voleur s'était blessé, puisque nous avions retrouvé de la vitre et des traces de sang dans la maison. J'ai juxtaposé ces deux idées pour obtenir « La maison blonde ».



6. Quel est le plus grand défi que vous avez dû relever pour écrire cette histoire ?

Me mettre dans la peau d'un garçon de seize ans, rendre ce personnage de cambrioleur attachant, décrire la maison blonde comme une toile, comme si je peignais un tableau que le lecteur regardera.


7. Quand avez-vous su que vous vouliez devenir écrivain ? 
 
Dès l'école primaire! J'ai toujours aimé écrire, j'ai toujours lu et écrit de façon presque frénétique. Au cours des ans, d'autres métiers me sont évidemment passés par l'esprit (j'ai souvent parlé de devenir journaliste, j'ai aussi un temps voulu devenir entraîneur des Nordiques de Québec!!!), mais toujours l'idée de devenir écrivain revenait, s'imposait. 


8. Quel est votre auteur canadien préféré ?

Que j'en nomme un seul? C'est cruel! J'ai été très marquée par la poésie de Gaston Miron, par l'œuvre de Michel Tremblay, tant comme romancier dans les Chroniques que comme dramaturge; j'aime beaucoup ce que font Élisabeth Vonarburgh, Jean-Jacques Pelletier, Sylvain Trudel... J'ai triché, je sais, mais il y en aurait encore tant d'autres à nommer!


9. Votre nouvelle préférée ?

Encore là, comment choisir?... J'aime trop : trop de textes, trop d'auteurs... Je vais nommer un de mes coups de cœur récents : la nouvelle « Monsieur Hammërli », de Richard Ste-Marie, publiée dans Alibis - évidemment, j'ai un parti pris puisque je suis directrice littéraire de cette revue de nouvelles noires et policières, mais j'aime la plume de cet auteur, l'élégance de son texte, ses ambiances.



icon-book.jpg Lire La maison blonde de Martine Latulippe  »


Auteure de nouvelles parues dans diverses revues, Martine Latulippe est toutefois le plus souvent associée à la littérature jeunesse. Elle a écrit 35 romans jeune public et a obtenu plusieurs prix (Prix Ville de Québec/Salon international du livre de Québec 2007 et 2009, Prix Magazine Enfants Québec 2010 Album de l'année, etc.). S'ajoutent à cette feuille de route de nombreuses nominations et de multiples invitations pour rencontrer ses lecteurs partout au Québec et au Canada. Elle consacre tout son temps à l'écriture, aux rencontres d'auteure, à la direction littéraire de la revue Alibis... et à ses deux filles!


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1 Commentaire(s)

Johanne G. a écrit:

Publié le 5 mai 2012 19h57


Une histoire poignante qui méritait de recevoir une mention spéciale... et même plus... Dès la première phrase, j'ai été happée par le récit et jusqu'à la fin, j'ai espéré un dénouement heureux... pour ne pas écrire un "happy end". Mais la trame ne le permettait pas. Il en est ainsi, parfois, et il faut faire mourir un personnage. J'aime le titre évocateur d'une maison heureuse. Bravo!

 

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