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Dix choses à savoir avant de fréquenter un écrivain


Vous trouvez les écrivains sexy et aimeriez bien en avoir un ou une pour Valentin? Un homme (ou une femme) averti(e) en vaut deux! Caroline Allard, Marie Hélène Poitras, Stéphane Dompierre, Matthieu Simard et Samuel Archibald ont préparé la liste des 20 choses à savoir avant d'aller chanter la pomme à un écrivain. Lire la suite ici




Abstenez-vous de nous écrire des lettres d'amour. Si elles contiennent trop d'adverbes ou un adjectif mal choisi, on va vous juger. De même, les auteurs s'indignent parfois davantage d'une tournure de phrase que du contenu qu'elle véhicule. Ainsi : « Si je serais astronaute, je t'apporterais avec moi sur la Lune » nous plongera dans une colère sans nom alors que « Que tu ne consentes à m'écouter pendant que tu écris ton charabia m'a frustré de trop longues heures, je te quitte » est susceptible de nous mettre en joie. (Caroline Allard) 


« J'ai une bonne histoire pour toi, je pense que ça pourrait t'inspirer » n'est pas une bonne phrase d'approche si vous désirez flirter avec un écrivain. Si l'histoire existe sans notre concours, règle générale, cela nous intéresse beaucoup moins. Par contre, un jour, vous direz une niaiserie sans trop y penser ou quelque chose de super pur et poétique sortira de votre bouche sans même que vous vous en rendiez compte et il se pourrait fort bien que nous obsédions là-dessus pendant quelques semaines, mois, voire des années. (Marie Hélène Poitras).


La plupart des gens s'imaginent que la vie d'auteur est une succession de 5 @7, de soirées glamour et de voyages internationaux. Une journée de travail, c'est surtout regarder dehors, les mains dans les poches, en attendant d'avoir une idée, puis écrire une page ou deux. L'auteur passe toutes ses journées, même les week-ends, à côtoyer des personnages qui n'existent que dans sa tête. Pour vivre avec un auteur, il faut être capable d'endurer ses longs silences et sa mauvaise manie de prendre des notes à tout moment. (Stéphane Dompierre)




Votre tante s'est déjà prostituée en prétextant qu'elle vendait des Tupperware? Votre cousin coiffeur possède un poodle qui agresse sexuellement tous ses clients au salon? Ça se retrouvera dans nos romans. Verbatim. Si vous voulez conserver un semblant de vie privée, sortez avec un physicien.  (Caroline Allard)




Un écrivain qui est souvent dans la lune ou roule dans son lit la nuit n'est pas en train de se désintéresser de vous ou de penser à une autre femme, il est obnubilé par son livre. En revanche, un écrivain qui exige en menaçant qu'on le laisse tranquille dans son bureau, sans jamais le déranger sous aucun prétexte, celui-là a presque sûrement une maîtresse. C'est ça ou bien il est en train de se transformer en maniaque à la hache. (Samuel Archibald)


Vous rêvez de parader en société avec votre conjoint écrivain, certain qu'il saura épater la galerie avec ses répliques succulentes, ses mots d'esprits hilarants, ses commentaires inspirants? Oubliez ça. Nous sommes de gentils sauvages, mal à l'aise devant plus de deux personnes, souvent torturés, pris dans un monde où les personnages ont des jours pour penser à leurs répliques. L'essentiel de notre conversation en société se limite à quelques syllabes pas toujours très bien alignées. Et on est plate. (Matthieu Simard)




Un écrivain est une créature qui travaille tôt le matin ou tard la nuit, dépendamment des bestioles. L'après-midi, peu importe ce qu'il raconte, il est sur Facebook, joue à la XBox ou lit des romans policiers. (Samuel Archibald)




Considérer que les tâches domestiques nous reviennent parce que nous travaillons à la maison est une atteinte à notre dignité humaine. On se vengera en révélant la vérité sur votre relation trouble avec vos poils dans notre prochaine autofiction. (Caroline Allard) 





On adore que notre blonde/chum/animal domestique apprécie la lecture. Ce qui veut dire que vous pouvez aimer les livres d'autres auteurs, bien sûr. Mais pas trop. Vraiment pas trop.  (Matthieu Simard)




Attraper un écrivain en flagrant délit d'auto-googling est un peu l'équivalent de surprendre un adolescent en pleine séance de masturbation. C'est une situation qui exige d'être gérée avec tact et doigté. (Samuel Archibald)



Lire la suite des "choses à savoir avant de fréquenter un écrivain". Et vous: quel(s) conseil(s) ajouteriez-vous à cette liste? Nous avons hâte de lire vos commentaires!


crédits photos: Stéphane Dompierre, John Londono, Yasmina Daha, Frédérick Duchesne, Martine Doyon


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11 Commentaire(s)

Émilie Labrecque a écrit:

Publié le 14 février 2012 22h01


Samuel Archibald vient de recevoir le coup de coeur Renaud-Bray de l'année pour "Arvida"!
Faut écouter ses conseils avec soin alors! Bravo! :)

 

Manon Corriveau Côté a écrit:

Publié le 10 février 2012 12h49


D'après mon merveilleux époux, avant de fréquenter une écrivaine, il faut d'abord se trouver des "hobbies"... Il est vrai que, lorsque l'inspiration déferle et qu'elle se plonge dans l'écriture, savoir s'amuser tout seul est un réel atout. Messieurs, si vous savez également cuisiner, et que les moutons de poussière vous indiffèrent, n'hésitez pas à faire la tournée des Salon du livre pour y chercher l'âme soeur; vous êtes un candidat hors pair.

 

Guillaume Labbé a écrit:

Publié le 10 février 2012 9h47


Il faut aussi savoir que ce n'est pas parce que nous sommes des écrivains que nous devons NÉCESSAIREMENT nous adonner aux plaisirs de la chair SOUS la couverture. De plus, même si les termes "écrivain" et "auteur" sont synonymes, ne présumez pas que serons TOUJOURS à la hauteur quand viendra le temps d'exprimer TOUS nos talents. Il y a des moments où nos doigts d'auteurs seront fatigués... et où vos efforts seront vains. Et enfin, sachez que la fiction finit toujours par rattraper ou dépasser la réalité. Votre écrivain adoré se fera un plaisir de vous faire vivre... toute une histoire! ;-)

 

Lynda Bisson a écrit:

Publié le 10 février 2012 9h16


Yeah!!!... Intéressant mais dans mon cas - tout à fait faux!! Certes, je m'inspire de mes rencontres et de mes relations pour écrire mes histoires à saveur érotico-sensuelle mais.... je ne juges pas lorsqu'un homme m'écrit avec son COEUR.... Certes, j'avoue que je passe souvent pour une extra-terrestre avec une - craque dans le cerveau et que j'ai de plus en plus de difficulté à vivre en société mais... je suis encore sortable! Certes, je sais que je suis devenue le fantasme de plusieurs hommes et de quelques femmes étant donné ma visibilité publique et mes sujets chauds mais... je demeure la petite Lynda qui aime profiter des plaisirs simples de la vie! Certes, mes lecteurs (trices) m'ont baptisé la Déesse Tantrique et dans le milieu on me surnomme Miss Tantra mais... je suis MOI, tout simplement moi - ce grand livre ouvert à partager ma vision de l'amour! Namasté

 

B. Marleau a écrit:

Publié le 10 février 2012 6h12


Vivre avec une écrivaine, c'est accepté de se faire chuchoter dans l'oreille un autre prénom que le sien. Détrompez-vous, je n'ai pas d'amant, je souffre seulement de dédoublement de personnages.

 

Ian Truman a écrit:

Publié le 9 février 2012 19h44


Ma femme doit vivre avec la réalité suivante : quand j'écrit et qu'elle me demande à quoi je pense, la réponse est généralement "comment tuer des gens sans me faire prendre."

Pensez-y!

 

Francine Allard a écrit:

Publié le 9 février 2012 18h37


Évitez de me dire: « C'est d'valeur. Tu es quand même une jolie femme. »
Je suis une écrivaine ronde, crisse je l'sais , mais ne m'empêchez pas de devenir une vedette juste parce que je ne corresponds pas à vos fantasmes. Je n'ai pas l'exotisme de Marie-Sissi Labrèche ni la jeunesse de Marie-Hélène Poitras ni encore l'intériorité de Louise Dupré. Je suis celle qui va. Pas quétaine pantoute, mais victime d'immenses préjugés. (Les grosses sont quétaines). Alors, on se les fait ces petits rognons au Chasse-Spleen?

 

G. Levesque a écrit:

Publié le 9 février 2012 18h08


Si votre désir est de séduire un écrivain, vous pouvez lui proposer d'adapter son roman pour le cinéma, ou bien d’écrire une chronique dans la Zone d’écriture de Radio-Canada. Je suis certain que ça va lui plaire!

 

Patrick Dion a écrit:

Publié le 9 février 2012 16h24


Vous ne voulez pas flirter avec un écrivain. On est tous des pas fins. C'est pas qu'on veut être des salauds, c'est qu'on n'a pas le choix. Sinon, on n'aurait pas d'histoires à écrire. Par contre, y a pas meilleur que nous pour vacher au lit le matin. On n'a rien d'autre à faire de toute façon.

 

Natasha Beaulieu a écrit:

Publié le 9 février 2012 15h15


Puisque le sujet est le chantage de pomme pré-Valentin, je pense que les écrivains n'aiment pas cette méthode, surtout si elle est sirupeuse et vide de sens que ce soit en mots dits ou écrits. Pour séduire un écrivain, allez-y avec vos tripes profondes. Si vous êtes un peu spécial et différent, vous deviendrez peut-être une source d'inspiration. Et, avec un peu de chance, vous pourriez même inspirer autre chose...

 

Michel Hardy a écrit:

Publié le 9 février 2012 14h29


Si je comprends bien, le mieux serait d’écrire un livre autobiographique de fiction, Nous y ferions le portrait d’un écrivain à notre goût que le personnage principal, notre double, rencontrerait. Ainsi la fiction « dépasserait la réalité ». Et nous pourrions facilement nous identifier avec le personnage, et pour cause. Voilà l'une des façons d'aborder un écrivain (ou une auteure) sans trop perdre de plumes, sauf celle utilisée pour écrire le roman. Il faut tout de même espérer que ce dernier ne sera pas un écrit vain...

 

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